On l’a vu dans l’article sur la production vidéo, le tournage est la partie la plus « visible » d’une production vidéo. C’est à cette étape que le film commence à se concrétiser, que les équipes vont sur le terrain, qu’on génère les premiers éléments palpables du film : les rushes.

Dans notre jargon, les rushes représentent toute la matière brute qui servira par la suite, qu’il s’agisse de vidéo bien sûr mais aussi de photos ou de sons. Ces rushes sont le plus souvent créés à l’occasion d’un tournage mais on peut également utiliser des médias déjà existants (anciennes photos, vidéos récupérées par d’autres moyens…).

Ce sont ces rushes qu’il faudra traiter par la suite à l’issue du tournage.

Le tournage se base sur un document primordial : le scénario. C’est lui qui va servir de guide au réalisateur. Mais ce n’est pas le seul document utile. En fonction de la complexité de la production, on aura généré un découpage technique, un planning de tournage, des feuilles de service, etc.

Un tournage est une série d’actions qui se répètent sur un ou plusieurs jours selon son importance

L’installation 

La lumière

La journée démarre toujours par l’installation de divers matériels. La lumière se met en place avec différents projecteurs, réflecteurs et drapeaux (sortes de grands caches noirs qui empêchent la lumière d’aller n’importe où, comme des volets). L’emplacement des sources lumineuses n’est pas choisi au hasard : on suit un plan d’éclairage pour reproduire une ambiance déterminée à l’avance par le réalisateur. Sur des tournage plus simples, la lumière sert souvent à « déboucher » des ombres trop fortes en réduisant les contrastes entre parties éclairées et parties à l’ombre. On peut aussi donner une coloration à la lumière en lui ajoutant un filtre (pour créer une ambiance plus froide sur l’arrière plan par exemple). Si on est en extérieur, on n’a pas toujours accès à une alimentation électrique donc on travaille beaucoup avec des réflecteurs et en utilisant la lumière naturelle.

La caméra

Pendant ce temps, l’équipe de prise de vues installe la (ou les) caméra(s). Comme pour la lumière, tout est prévu : emplacement, choix de la focale, cadrage, mouvement… Tous ces paramètres sont importants car ils permettent de « raconter » l’histoire d’une certaine manière. Il existe plusieurs règles de cadrage à respecter pour maintenir une cohérence entre les plans afin qu’on puisse les monter par la suite. Mais, comme toutes les règles, on peut les enfreindre si on le souhaite… c’est le choix et la responsabilité du réalisateur !

Les caméras sont souvent équipées d’objectifs interchangeables et cela demande donc un peu de temps de passer de l’un à l’autre. Pour gagner du temps, on utilise parfois deux caméras avec deux valeurs de plans différentes pour tourner la même scène.

Pour les mouvements, il existe plusieurs techniques mais les plus courantes sont le travelling (déplacement via un plateau sur des rails) et le « Steadicam » (un opérateur déplace la caméra à l’aide d’un système de suspension et stabilisation). Chaque technique a ses avantages et ses inconvénients, et là encore tout est une affaire de choix… et de budget. Le drone s’est aussi imposé comme outil indispensable lorsque l’on souhaite faire des prises de vues aériennes.

Le son

Enfin, la partie prise de son est d’une importance cruciale également. Sa mise en place peut nécessiter l’installation de plusieurs micros qu’il faudra cacher habilement sur les personnes ou dans les décors. Le grand danger : la « perche dans le champ », cet instant où l’on aperçoit le micro en haut ou en bas du cadre. Il faut parfois retourner la scène à cause de cela.

Le tournage 

Une fois que tout le monde est prêt, on peut commencer. Souvent on fera des répétitions afin que toutes les équipes se calent entre elles. Le réalisateur pourra apporter des corrections de jeu ou de dialogue si nécessaire. Ensuite viennent les célèbres mots « moteur » et « action !« . A ce moment, silence complet, la caméra tourne et les acteurs jouent leur rôle. Le fameux « clap« , qui sert à la synchronisation de l’image et du son au montage, est généré en début ou en fin de prise.

Jusqu’au « coupez« , tout le monde est concentré sur sa tâche. Puis c’est le moment du bilan, on évalue si la prise est bonne ou s’il faut la refaire. Ce « clip » qui vient d’être tourné constitue un élément de l’ensemble des rushes qui seront créés dans la journée.

La suite de la journée est un enchaînement de ces actions. À chaque nouveau plan, il faut replacer la lumière et la caméra, parfois changer de lieu complètement.

C’est pour optimiser toute cette mécanique que le tournage se doit d’être bien préparé, apportant de surcroît la tranquillité nécessaire à l’équipe pour réaliser le film dans de bonnes conditions.

Chaque production est unique au regard des éléments mis en oeuvre : matériel déployé, importance de l’équipe, décors utilisés, durée de tournage… Tout est adapté sur mesure à votre besoin et à votre budget.

N’hésitez pas à nous consulter !